[La Fleur Hivernale]

[La Fleur Hivernale]









Coeur de graphite, dessiné dans l'âtre d'une cheminée, à défaut d'y être gravé.

Je suis la Fleur de l'Hiver, celle des feux éteins, la Flore des braises au matin.

Je suis une passion éphémère, une lubie lancinante dont le goût se fait bien trop amer.

Âme fébrile donc l'oeil habile cherche sans trouver, je suis l'idéal destitué.



Je suis...La Fleur de Charbon, celle dont on se souvient, celle dont on garde le nom.





# Posté le mardi 25 novembre 2008 16:37

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 17:29

[• The Queen & Her Kingdom •]

[• The Queen & Her Kingdom •]


Je suis la Reine sans bouffon, le sous-fifre des inconnus, le souffre-douleur des abandons. Les ignares m'ignorent, et j'avoue sans honte, qu'ils n'ont pas tort. Je suis la tempête hivernale, l'icône sans piédestal. Je suis l'As des essaims ardents, le dessein de ceux qui ne veulent rien.

Ignorez-moi, ou adorez-moi, c'est selon mon humeur. Tantôt avec ferveur je vous soufflerai des douceurs aux couleurs tièdes, d'autres fois je vous cracherai au visage le venin veineux qui me vient. N'espérez rien de moi sinon d'être espiègle et spectrale. Je n'existe qu'à travers vos voeux et vos vindictes.

En mon sein il n'y a rien sinon le remous incessant d'un coeur qui n'y a plus sa place. Le sang est devenu glace. Toute sensibilité destituée, toute vanité instituée. J'avance tandis que vous reculez. Vers de violents va-et-vient. Emportant avec moi le vague souvenir d'une visite victorieuse.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 13:56

Modifié le jeudi 21 mai 2009 15:52

[ L. ]

[ L. ]




Tout va par vague, par flux, et pourtant, je n'ai jamais connu plus grande Constance. Un art qui délit les langues et magnifie les mots, les accommode et les brode. Chacun comme à chacune nous avons une Muse, un Idéal, une Inspiration, et sans prétention aucune, j'ose croire que je ne fléchirai pas à la tâche que d'honorer cette Andromeda.

La Tisseuse n'en finira jamais, et l'étoffe de ses oeuvres me fait flancher. Atteinte au flanc comme on touche une plaie ouverte, je me sentirai chaque fois faible devant la puissance d'une plume aussi bien affutée. La Fileuse n'aura de cesse d'aller au delà de l'impossible. Repoussant les limites d'un revers de main tournant une page noircie d'encre.

La Reine de Faery et son harem de poèmes, l'apothéose de sa prose m'arrache à chaque phrase un long et langoureux frisson. Si mon échine n'avait pas encore connu un angle plus dangereux, elle m'aurait simplement tuée d'un paragraphe. Je me perds en Collisions et en Chaos, chaque fois que je soulève ses mots, ils sont sève autant que maux.

She's My Queen.




Pix by Mad Youri & retouched by me.

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 14:02

Modifié le lundi 22 juin 2009 18:51

[ Epouser le Poison ]

[  Epouser le Poison ]
Lorsque ses longs cils effleurent mes lèvres. C'est une caresse profane aux senteurs de souffre.


Je ne peux contenir les effluves de ces vaporeux instants partis comme partent les vaillants à la bataille. Lambeaux que je languis, tenant ainsi, au creux de mes mains ces joyeux joyaux, paumes jointes en une prière qui n'arrivera jamais à son destinataire. L'espoir dupe, il est temps de l'admettre. Je concède volontiers à qui saura me le prouver, que la passion n'a pas sa part de poison.

~

L'asphyxie sur l'asphalte, c'est une danse macabre durant laquelle, le partenaire est ennemi. L'animation animale des gestes, du jeu des regards, n'est qu'une seconde vision de la chasse sauvage. Qui
___________________________________________________________________sera la proie ? Celui qui ratera le
___________________________________________________________________premier son pas. Le venin des
___________________________________________________________________veines ne s'écoule jamais en vain.
___________________________________________________________________Je suis certaine qu'à tous il
___________________________________________________________________convient, de dire que la faim
___________________________________________________________________justifie les moyens. Et donc l'appât
___________________________________________________________________devient gain...

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 13:57

Modifié le samedi 13 décembre 2008 15:02

[ Ebène ]

[ Ebène ]
- Confession Mûre/Murée -







_Apprendre à connaître est un travail de longue haleine. La nature est ainsi faite, et la lucidité est souvent traître. La compréhension est la clef maître afin de capturer l'essence même de l'Être. Et cet être-là, n'avait rien d'une tâche aisée croyez-moi. C'est à s'intimer la conviction, que rien au monde n'aurait pu être plus complexe que Lui.










Elucubrations & lubies ne se comptent plus. Déroutant.
Il était l'Univers et l'Atome à Lui seul. Troublant.
Il était fait de Miracle et de Meurtre. Mordant.



Il possédait toutes les nuances de noir. Du Graphite au Jais.
Et les couleurs du soir n'avaient rien à lui envier. Des Cendres à l'Anthracite.
La nuit aurait pâli à sa vue. Du Carbone à l'Aniline.




La soie aurait perdu sa douceur à son toucher. Un seul tracer du doigt dans sa chevelure valait bien plus qu'une banale aventure. Son parfum me faisait humer le Danger. Oh je savais, que cette encre liquide s'étalant en arabesques me ferait m'oublier. Mais j'ai pris le risque à m'y perdre, là, au creux de son cou, couchée sur le flanc, mon visage se confondant dans cette fragrance où fut construite notre escapade nocturne. J'en frémis encore, de ses avances silencieuses, de ses promesses non-dites. Et je clame à présent, que le regret n'a pas sa place dans cette réminiscence. Pas plus que la confiance. Car si l'engagement devait être pris lors de vagabondes impulsions, elles perdraient cette inexorable odeur d'éternité. Unique trophée de cet acte inconsidéré : une mèche. Et quelques soubresauts en guise commémoration.






Il faudra un jour que l'on m'explique, pourquoi à son contact, je suis électrique.

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 16:35

Modifié le dimanche 17 mai 2009 09:34